Tine Poppy joue « Pop Kabar » au musée Stella Matutina de Saint-Leu le 6 novembre

Après l’EP Pop Kabar sorti en mars, Tine Poppy pose son kabar pop à Saint-Leu, au musée Stella Matutina.

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Tine Poppy joue « Pop Kabar » au musée Stella Matutina de Saint-Leu le 6 novembre
Photo : DR

La chanteuse portoise Tine Poppy pose son kabar pop à l’auditorium Pierre-Roselli du musée Stella Matutina, à Saint-Leu, le vendredi 6 novembre 2026 à 20 h, heure de La Réunion (17 h, heure de Paris).

Un kabar d’aujourd’hui à Saint-Leu

Le concert, tout public, est programmé par la Réunion des Musées Régionaux. Au cœur de la soirée, Pop Kabar, un projet présenté par le musée comme « un kabar d’aujourd’hui », où la pop contemporaine dialogue avec « l’âme du kabar, les rythmes du maloya et une écriture intime », ancrée dans le vécu réunionnais.

Premier single de Pop Kabar, « San Ou » a été dévoilé en octobre 2025. En créole réunionnais, « sanb ou » (ensemble) y devient « san ou » (sans toi), sur des rythmes kizomba, flamenco et des trombones. Le clip, réalisé par Victor Chow, est à voir ci-dessous :

De l’EP à l’album annoncé

Le premier volet de Pop Kabar, un EP de six titres produit par Sakifo Talents, est sorti le 19 mars 2026. La veille, la chanteuse, Caroline Maillot à l’état civil, annonçait au Quotidien de La Réunion : « On était parti sur un EP et comme j’ai composé plus que prévu ça va devenir un album au mois d’octobre. » Elle y voyait son troisième album.

Pour elle, le kabar est « un condensé de tout ce que la vie réunionnaise a de plus beau : on chante, on danse, on célèbre la langue, on rit ensemble, on pleure ensemble, on nourrit l’espoir ».

En octobre, on la retrouvait aussi à l’affiche des Florilèges du Tampon (notre article sur l’édition 2026).

San Ou, Rèn, La Valèr…

Au fil des singles, Tine Poppy a dessiné les couleurs du projet : « Rèn », une ode au séga et au maloya, « les deux faces d’une même médaille » ; « La Valèr », un maloya électrifié ; « Don amoin lenvi », entre soul et rythmes bollywood avec une partie slamée ; ou encore « Daddi », sur des rythmes africains.

Seul « Ankor », qui parle d’écologie, n’est pas de sa plume : c’est un cadeau de Carlo de Sacco. Dernier single de l’EP, il explore des sonorités plus électroniques, entre tambours indiens et trombones, dans un clip réalisé par Tika Neversmile :

Tine Poppy décrit un projet « profondément féministe », sur la place de la femme et la charge mentale, nourri par ce qu’elle appelle la « sono portoise » : le reggae, le slow et le ragga qui se croisent dans les rues du Port. Pour suivre la scène de l’île, voir aussi les actualités de La Réunion.

Photo de couverture : capture du clip « San Ou » de Tine Poppy (réalisation Victor Chow).