Malavoi et ses violons au Grand Carbet de Fort-de-France le 23 janvier 2027
L’orchestre martiniquais aux violons, de « Caressé moin » à « Masibol », retrouve le Grand Carbet de Fort-de-France le samedi 23 janvier 2027.
Malavoi donne rendez-vous à son public le samedi 23 janvier 2027 à 20 h, heure de la Martinique, au Grand Carbet du Parc culturel Aimé-Césaire, à Fort-de-France. L’orchestre aux violons, qui a remis au goût du jour biguines, mazurkas et quadrilles, retrouve une scène qu’il connaît bien.
Le Grand Carbet, une scène familière
L’annonce de l’organisateur présente Malavoi comme un « groupe emblématique de la Martinique qui a marqué, en plus de 50 ans de carrière, la scène musicale caribéenne et mondiale ».
Le Grand Carbet du Parc Aimé-Césaire, l’ancien Parc floral, est une scène familière pour le groupe. Selon RFI, Malavoi y donnait déjà plusieurs concerts à l’été 1992, et c’est là qu’un concert a été organisé en souvenir de son chef d’orchestre Paulo Rosine, au printemps 1993. Plus récemment, l’orchestre y a joué le 9 décembre 2023 puis le 3 février 2024, rapportent France-Antilles et RCI. Pipo Gertrude, son chanteur, résumait alors l’esprit de ces soirées : Malavoi « défend son patrimoine ».
Des violons pour réveiller biguine et mazurka
Le groupe naît dans le quartier des Terres-Sainville, à Fort-de-France, autour du violoniste Emmanuel « Mano » Césaire. Certaines sources le font remonter à 1969, mais Mano Césaire a retenu 1972 comme date officielle, explique franceinfo. Le projet : redonner vie aux vieilles danses antillaises, biguine, mazurka, quadrille, que la jeunesse délaissait alors pour la salsa cubaine ou le kompa haïtien, en y mêlant salsa et jazz. Le nom vient d’une variété de canne à sucre.
La première formation réunit quatre violonistes, dont Mano Césaire, Jean-Paul Soïme et Christian de Négri, avec Denis Dantin à la batterie et Marcel Rémion à la basse. Le premier album, « Malavoi », sort en 1978 avec la voix de Ralph Thamar. Après une pause de trois ans, le groupe renaît en 1981 sous la direction du pianiste Paulo Rosine, avec un violoncelle aux côtés des violons, retrace RFI.
De « Caressé moin » au Zénith
Les années 1980 installent Malavoi parmi les grands noms de la musique antillaise, aux côtés de Kassav’. « Caressé moin », chanté et signé par Marie-José Alie, devient un classique, et le groupe compose la musique du film « Rue Cases-Nègres » d’Euzhan Palcy. Suivent l’Olympia en 1985, puis le Zénith de Paris en 1987, dont est tiré un album live.
En 1988, Ralph Thamar part en solo et Pipo Gertrude reprend le chant. L’album « Matébis », en 1992, invite Tanya Saint-Val, Édith Lefel, Jocelyne Béroard, Kali et Beethova Obas. Paulo Rosine meurt le 31 janvier 1993 ; José Privat lui succède au piano. En 2000, la Sacem récompense le groupe au titre de la musique traditionnelle.
Pour ses 40 ans, le 1er décembre 2012, le groupe s’entoure d’un orchestre symphonique au Zénith de Paris, où Ralph Thamar, Pipo Gertrude et Tony Chasseur chantent ensemble pour la première fois. Le concert est en ligne en intégralité sur la chaîne du label Aztec Musique :
« Masibol » et la scène d’aujourd’hui
Dernier album original en date, « Masibol » paraît en décembre 2020, avec Ralph Thamar au chant et des titres composés notamment par Nicol Bernard et arrangés par Jacky Bernard, selon RFI. Le clip du morceau-titre, écrit par Roland Brival, réunit l’orchestre en Martinique :
Ces derniers mois, c’est Pipo Gertrude qui tenait le micro sur scène, notamment à Tropiques Atrium le 30 mai 2026, avec José Privat au piano, Denis Dantin à la batterie, Jean-Marc Albicy à la basse et Nicol Bernard aux percussions, selon le programme publié par Agendjazz. L’organisateur n’a pas encore détaillé la distribution du 23 janvier.
Infos pratiques
Malavoi en concert, samedi 23 janvier 2027 à 20 h, heure de la Martinique, au Grand Carbet du Parc culturel Aimé-Césaire, à Fort-de-France.
Photo de couverture : Ralph Thamar et Malavoi dans le clip officiel « Masibol »



